Chiffres clés

Ce que vous dit le rapport

Ce que vous dit le rapport — vérification 13

Le terrain bouge-t-il ?

Elle résume les points de l'EGMS autour de l'immeuble en une vitesse verticale et la compare aux alentours pour vous dire si le secteur est stable ou s'il faut poser des questions.

  • Vitesse verticale médiane en mm par an dans un rayon de 150 mètres
  • Comparaison avec un anneau de référence de 200 à 500 mètres
  • Dispersion, gradient et nombre de points mesurés
  • Points colorés selon la vitesse sur la photo aérienne, avec version et date de consultation

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Ce que vous dit la mesure satellite

CritèreCe qu'elle vous ditCe qu'elle ne vous dit pas
Vitesse verticale moyenneSi le sol du secteur monte ou descend, en mm par anPourquoi il bouge
Comparaison avec les alentoursSi le mouvement est local ou concerne tout le secteurSi l'immeuble a des fissures ou des dommages
Aucun point à proximitéQue le radar n'y a pas de signal stableQue le sol soit immobile

Que faire si le secteur bouge

  1. Lisez la valeur dans son contexte

    Comparez la vitesse près de l'immeuble avec les alentours et le nombre de points.

  2. Interrogez la copropriété

    Fissures récentes, portes qui frottent et réparations de tassements.

  3. Demandez les rapports existants

    Études géotechniques ou techniques de l'immeuble ou de la résidence.

  4. Faites venir un professionnel

    Avant le contrat d'arrhes (arras), si le mouvement est notable.

Qu'est-ce que l'EGMS de Copernicus ?

L'European Ground Motion Service (EGMS) est un service gratuit du programme européen Copernicus qui mesure depuis l'espace, au millimètre près, de combien le sol monte ou descend en Europe. Il s'appuie sur le radar des satellites Sentinel-1 et, selon Copernicus, il est mis à jour une fois par an.

L'European Ground Motion Service (EGMS) fait partie du programme Copernicus de l'Union européenne. Il utilise les images radar des satellites Sentinel-1 et une technique appelée interférométrie radar (InSAR), qui compare des passages successifs au-dessus d'un même lieu pour mesurer des déplacements du sol de quelques millimètres. Il est mis à jour chaque année et couvre les pays participant à Copernicus.

Ses données se consultent et se téléchargent gratuitement sur l'explorateur egms.land.copernicus.eu, qui affiche les deux dernières versions. Le produit le plus facile à lire est Ortho : il sépare le mouvement vertical du mouvement est-ouest et le répartit sur une grille de 100 mètres, sans qu'il soit nécessaire de connaître la géométrie de visée du satellite.

Que mesure l'EGMS en chaque point ?

Il mesure la vitesse moyenne à laquelle le sol monte ou descend, en millimètres par an, et garde le déplacement à chaque passage du satellite. Dans la composante verticale, une valeur négative signifie que le sol descend. Selon l'IGME, l'EGMS relève plus de 8 centimètres d'affaissement par an près de Lorca, en Murcie.

Chaque point de l'EGMS a une vitesse moyenne en millimètres par an et une série temporelle du déplacement à chaque passage du satellite. Dans la composante verticale, une valeur négative signifie que le sol descend, une valeur positive qu'il monte.

Les fortes valeurs ont en général une cause connue. Le cas le plus cité en Espagne est la vallée du Guadalentín, dans la région de Murcie : selon le service géologique espagnol (IGME), son aquifère est exploité intensément pour l'irrigation depuis les années 1960, l'affaissement y dépasse 10 centimètres par an sur certaines périodes, et dans l'EGMS le sol descend de plus de 8 centimètres par an près de Lorca.

Que ne permet pas de conclure la donnée satellite ?

Ni l'état d'un immeuble précis, ni la cause du mouvement. Le produit Ortho fait la moyenne sur des cellules de 100 mètres sur 100 et, selon l'IGME, chaque point n'est positionné qu'à quelques mètres près. Sans points, il n'y a pas de mesure : c'est une donnée absente, pas un sol immobile.

L'EGMS ne mesure pas un immeuble en particulier. Le produit Ortho fait la moyenne sur des cellules de 100 mètres sur 100 et la position des points est précise à quelques mètres près : comme le souligne l'IGME, il ne convient pas pour surveiller en détail un petit bâtiment. Il n'explique pas non plus pourquoi le sol bouge et ne dit rien des fondations ou des fissures d'un immeuble.

Il existe aussi des zones sans données : végétation et cultures, eau, pentes très raides, neige et terrains qui ont beaucoup changé pendant la période de mesure, comme les constructions neuves. Les mouvements rapides ou brusques sont mal mesurés, car le traitement suppose un mouvement linéaire, et le service est un historique, pas une surveillance en temps réel. L'IGME le juge très utile pour les études préliminaires, mais pas en remplacement d'une étude spécifique.

Que faire si le secteur bouge

Une vitesse élevée dans le secteur est une raison de poser des questions, pas une conclusion. Demandez à la copropriété (comunidad de propietarios) s'il y a eu des fissures récentes en façade ou dans le hall, des portes qui frottent ou des réparations de tassements, et s'il existe un rapport géotechnique ou technique sur l'immeuble.

Si le logement vous intéresse vraiment, faites venir avant de signer un professionnel qui examinera la structure et les fissures. Si le secteur est stable, n'oubliez pas le reste : un immeuble peut avoir ses propres problèmes même quand le sol alentour ne bouge pas.

Comment HOUSINGFAX le vérifie : vérification 13

La vérification 13 du rapport répond à « Le terrain bouge-t-il ? ». Elle prend les points verticaux de l'EGMS de la version 2019-2023 dans un rayon de 150 mètres autour de l'immeuble, calcule leur médiane en millimètres par an et la compare à un anneau de référence de 200 à 500 mètres ; elle ajoute la dispersion, le gradient et le nombre de points, affichés en couleur sur la photo aérienne du programme espagnol d'orthophotographie (PNOA). Avec des seuils de lecture propres à HOUSINGFAX, elle qualifie le résultat de stable en dessous de 2 mm par an, à surveiller de 2 à 5 et de mouvement notable à partir de 5.

Commencez par le rapport gratuit : il montre la vérification avec les vraies données de votre immeuble et l'information clé floutée. Pour la voir en entier, le rapport essentiel coûte 11 € et le rapport complet, qui ajoute l'état du bâtiment enregistré, 19 €. Ce sont 22 vérifications sur sources officielles, en PDF en quelques minutes, avec paiement unique et sans inscription. Le rapport ne remplace pas une inspection technique de l'immeuble.

Réponses brèves

Qu'est-ce que l'affaissement du sol ?

C'est l'enfoncement lent du terrain. Un cas connu en Espagne est la vallée du Guadalentín (région de Murcie), où le pompage des eaux souterraines fait descendre le sol de plus de 10 centimètres par an sur certaines périodes, selon le service géologique espagnol (IGME).

À partir de combien de millimètres par an faut-il s'inquiéter ?

Il n'existe pas de seuil officiel unique. Le rapport HOUSINGFAX utilise ses propres seuils de lecture : stable en dessous de 2 mm par an, à surveiller de 2 à 5 et mouvement notable à partir de 5. Une valeur élevée invite à poser des questions et, si besoin, à faire venir un professionnel.

Le satellite mesure-t-il mon immeuble ?

Pas exactement. Le produit Ortho de l'EGMS donne des valeurs par cellules de 100 mètres sur 100, et la position de chaque point est précise à quelques mètres près. Il décrit le mouvement du secteur, pas celui d'un immeuble en particulier.

Pourquoi n'y a-t-il pas de données près de mon immeuble ?

Le radar a besoin de surfaces qui renvoient le signal de façon stable. Les données manquent dans les zones de végétation ou de cultures, d'eau, de pentes très raides, de neige ou de terrains qui ont beaucoup changé pendant la période de mesure. Sans points, le rapport marque la vérification comme sans donnée, jamais comme terrain stable.

Que faire si le sol du secteur s'affaisse ?

Interrogez la copropriété sur les fissures récentes et les réparations de tassements, demandez tout rapport géotechnique ou technique sur l'immeuble et, avant de signer, faites venir un professionnel qui examinera la structure.

Sources officielles consultables

Les liens permettent de vérifier la source primaire. Leur présence n'élargit pas leur finalité et ne transforme pas une donnée de contexte en diagnostic.